quinta-feira, 27 de novembro de 2008

L'étranger

- Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis?
-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (1869)

terça-feira, 4 de novembro de 2008

Anand vence o match de xadrez!

Anand wins the match to retain his title

NAME ELO FED 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 PTS
1 Anand, Viswanathan 2783 IND ½ ½ 1 ½ 1 1 ½ ½ ½ 0 ½ 6.5
2 Kramnik, Vladimir 2772 RUS ½ ½ 0 ½ 0 0 ½ ½ ½ 1 ½ 4.5

segunda-feira, 27 de outubro de 2008

Campeonato mundial de Xadrez

Começou dia 14 de outubro, em Bonn, Alemanha, o match entre Viswanathan Anand (India) e Vladimir Kramnik (Russia)pelo título de Campeão Mundial de Xadrez. A disputa consiste de 12 partidas, com tiebreak se necessário. O Anand saiu na frente e abriu uma vantagem importante, mas hoje o Kramnik venceu sua primeira partida, mostrando que ainda está vivo no match.

Particularmente, eu torço pelo Kramnik.


As partidas podem ser acompanhadas ao vivo, no site oficial da competição:

http://www.uep-worldchess.com/

quinta-feira, 16 de outubro de 2008

Le Clézio - Nobel de Literatura 2008


O francês Jean-Marie Gustav Le Clézio ganhou o prêmio Nobel de literatura. Premiação merecidíssima. Seu estilo é natural, cheio de uma nostalgia deliciosa.

Aqui em nossas terras foram publicados A Quarentena, O Africano e o Peixe Dourado, este último uma fabulosa história de uma mulher que ainda menina foi menina roubada da família no Saara ocidental em busca de suas origens.

Mas o mais lindo é o Le Chercheur d'Or. Para a turma que compreende, aí vão os primeiros parágrafos. O começo é quase Proust... lembra o imortal início da Busca do Tempo Perdido: Longtemps je me suis couché de bonne heure...

Le Clézio:

Du plus loin que je me souvienne, j'ai entendu la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui ne cesse pas, même lorsqu'on s'éloigne des rivages et qu'on s'avance à travers les champs de canne, c'est ce bruit qui a bercé mon enfance. Je l'entends maintenant, au plus profond de moi, je l'emporte partout où je vais. Le bruit lent, inlassable, es vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et qui viennent mourir sur le sable de la Rivière noire. Pas un jour sans que j'aille à la mer, pas une nuit sans que je m'éveille, le dos mouillé de sueur, assis dans mon lit de camp, écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée, inquiet, plein d'un ésir que je ne comprends pas.

Je pense à elle comme à une personne humaine, et dans l'obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux l'entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes bondissent par-dessus les récifs, s'écroulent dans le lagon, et le bruit fait vibrer la terre et l'air comme une chaudière. Je l'entends, elle bouge, elle respire.



Prêmio mais que justo.